Bulletin septembre 2004

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SOMMAIRE

STRASBOURG-LYON:
SEMAINES EUROPÉENNES
DE LA COMMUNICATION

KOSOVO, A QUAND LA PAIX?

Un texte de

Robert Schuman

écrit au milieu des années 60

 

Nous devons faire l’Europe non seulement dans l’intérêt des peuples libres, mais aussi pouvoir y recueillir les peuples de l’Est qui, délivrés des sujétions qu’ils ont subies jusqu’à présent, nous demanderaient leur adhésion et notre appui moral.

Depuis de longues années nous avons douloureusement ressenti la ligne de démarcation idéologique qui coupe l’Europe en deux. Elle a été imposée par la violence. Puisse-t-elle s’effacer dans la liberté !

Nous considérons comme partie intégrante de l’Europe vivante tous ceux qui ont le désir de nous rejoindre dans une communauté reconstituée. Nous rendons hommage à leur courage et à leur fidélité, comme à leurs souffrances et à leurs sacrifices.

Nous leur devons l’exemple d’une Europe unie et fraternelle. Chaque pas que nous faisons en ce sens constituera pour eux une chance nouvelle. Ils auront besoin de nous dans l’immense tâche de réadaptation qu’ils auront à accomplir.

La communauté européenne doit créer l’ambiance propice à la compréhension mutuelle, dans le respect des particularités de chacun: elle sera la base solide d’une coopération féconde et pacifique.

Ainsi s’édifiera une Europe nouvelle, prospère et indépendante.

Notre devoir est d’être prêts.

Mai 2004

STRASBOURG-LYON:

Semaines européennes de la Communication

 

Une vingtaine de journalistes venus de l’Est et de l’Ouest se forment aux réalités de la nouvelle Europe.

Paul Collowald, “expert européen”, François Boursier, historien, Nicole Ughetto, directrice du département des relations internationales de l’Université Catholique de Lyon, Laurence Tissot-Favre, sa collaboratrice, Andrès Davila, notre guide, voilà le staff érudit et attentif des Semaines européennes de la Communication auxquelles Entraide d’Églises a assisté.

 

“POUR CONSTRUIRE UN MONDE, IL FAUT SAVOIR D’OÙ L’ON VIENT ET OÙ L’ON VA”

Interview de Paul Collowald

 

Paul Collowald a vu naître les premières institutions européennes à Strasbourg où il était journaliste au quotidien le “Nouvel Alsacien”. Sa première rencontre avec Robert Schuman remonte au mois d’août 1949, en marge de la session consultative du Conseil de l’Europe. Son parcours européen l’a ensuite mené à Luxembourg et à Bruxelles.

A la Commission européenne et au Parlement européen, il a été en charge de la presse et de l’information de 1959 à 1988, successivement comme porte-parole et Directeur général

 

EE. Qu’est-ce qui vous a amené aux “Semaines”?

 

PC. Après un parcours européen de 50 années, le retraité actif que j’étais semblait disponible !

Plus sérieusement, au cours d’une réunion à Varsovie de la Fédération des Universités catholiques d’Europe, le vice-recteur de l’Université Catholique de Louvain de l’époque, René Valette, apprit l’existence à Bruxelles de l’Institut de Journalisme Robert Schuman, puis sa fermeture par manque de crédits, et mon existence comme l’un des administrateurs de cet Institut.

Robert Schuman ayant joué un rôle fondamental dans la construction européenne, c’était en quelque sorte pour moi une œuvre de continuité que d’accepter d’organiser, soit à Lyon, soit à Varsovie, une formation de jeunes journalistes catholiques.

 

EE. Vous aviez envisagé  initialement un projet très ambitieux?

 

PC. Il y avait une nouvelle réalité à prendre en compte: le mur de Berlin était tombé. Psychologiquement, politiquement, il aurait été intéressant de transposer à Varsovie l’expérience réussie à Bruxelles. Pour des raisons d’infrastructure, nous nous sommes repliés sur quelque chose de plus modeste, c’est-à-dire, organiser les “Semaines européennes de la Communication” à Lyon.

 

EE. Vous avez animé et accompagné trois sessions de jeunes journalistes.

Remarquez-vous une évolution dans le type de public? Dans ses réactions?

 

PC. Le “recrutement” des jeunes journalistes de la première session de l’année 2000 s’était opéré d’après des critères que nous estimions bons pour obtenir à la fois une homogénéité et une diversité, ce qui constitue toujours un enrichissement.

Ayant vécu ensemble un mois entier, ces jeunes restent dans notre souvenir comme une promotion extrêmement soudée.

C’était essentiellement une session de découverte pour nous, organisateurs. Il faut dire que porter un groupe de 25 personnes durant 4 semaines était une véritable folie !

 

Nous en avons tiré des conclusions pour organiser en 2002 quelque chose de plus ramassé, sur 15 jours. J’avais parlé aux participants de la session 2000, de Robert Schuman, de l’esprit des fondateurs, et l’un d’eux nous a proposé “de préparer l’avenir européen dans un lieu de mémoire”. Nous avons donc inclus dans la session 2002 un passage à Scy-Chazelles, où se trouvent l’ancienne demeure et le tombeau de Robert Schuman, à 15 km de Metz, dans le département de la Moselle, en Lorraine.

J’y avais invité Monseigneur Noël Tréanor, Secrétaire général de la COMECE*. Il a expliqué à ces journalistes d’Europe centrale et orientale un certain nombre de réalités qui étaient pour eux une révélation. Cette Europe dont ils rêvaient leur semblait très compliquée sur le plan économique et social, notre Occident leur paraissait, à certains égards, corrompu et matérialiste. On ne s’imaginait pas à Budapest, Prague ou Varsovie le travail qui était fourni dans le domaine religieux européen. Les journalistes d’Europe centrale et orientale ont réalisé que les catholiques, mais aussi des protestants et des orthodoxes, étaient des interlocuteurs de la Commission.
* Commission des Conférences épiscopales

 

Un dialogue a pu naître, qui a démontré que l’on connaissait leurs réalités, que l’on comprenait parfaitement certaines de leurs réactions négatives, mais qu’il y avait aussi matière à nuances. A Scy-Chazelles, nous avons également médité sur l’action de Robert Schuman, que j’ai bien connu, ancien Ministre des Affaires étrangères, mais homme d’une grande vie intérieure et “artisan de paix”. La réconciliation franco-allemande et la construction européenne de l’après-guerre reposent en grande partie sur l’action de trois grands catholiques: Robert Schuman (français), Konrad Adenauer (allemand) et Alcide de Gasperi (italien). C’étaient trois hommes des frontières, -les jeunes journalistes dont les frontières ont longtemps été synonymes de murs et d’interdictions étaient sensibles à cet aspect-, élus démocratiquement dans leurs pays au poste de Ministre des Affaires étrangères ou de Premier Ministre. En Scy-Chazelles, nous avons donc un lieu de mémoire, et un lieu d’échanges.

Nous avons valorisé cette prise de conscience au cours de la troisième session, à Strasbourg, lors de l’élargissement de l’Europe de 15 pays à 25. Il fallait montrer à ceux dont nous avions été séparés pendant 40 ans où était née la Déclaration Schuman et comment elle avait abouti à la cérémonie de Strasbourg au Parlement européen. Le premier mot de ce texte est “la paix”. Le dernier mot est “la paix”. Et dans les 40 lignes qui le constituent, on trouve les termes de “réconciliation d’ennemis héréditaires”, de “civilisation”, de “solidarité”. L’on s’aperçoit que ce n’est pas seulement du commerce.

Et c’est ce qu’ils ont emporté avec eux, dans l’émotion de “leur” drapeau qui se levait à Strasbourg à côté du drapeau européen, et dans la modification d’un certain nombre d’idées reçues. De plus, pouvoir passer plusieurs soirées ensemble à parler de questions personnelles, cela crée des liens et nous permet d’imaginer -on peut toujours rêver- que nous avons commencé à bâtir un réseau…

Lors de chacune des sessions, les circonstances, le contexte politique, les moyens technologiques progressent, et c’est une bonne chose ! L’Europe est inachevée, le virus du nationalisme, de l’individualisme n’est pas mort et il faut y remédier.

EE. En écoutant les membres des trois promotions, et plus spécialement ceux de 2004,année de l’élargissement, quels espoirs, difficultés et interrogations se profilent à l’horizon de la nouvelle Union?

PC. A travers ces expériences relativement modestes, nous essayons de construire un nouvel avenir, en le situant dans une nouvelle réalité politique. Nous avons suscité la curiosité et l’intérêt, maintenant il faut entreprendre. Si les symboles sont indispensables, si une partie d’utopie généreuse est nécessaire pour faire bouger les choses, les uns et les autres doivent accepter d’étudier les dossiers techniques. Le journaliste polonais arrivant avec des idées reçues sur l’agriculture, et l’Occidental branché sur le développement du commerce extérieur, s’aperçoivent tous deux que la réalité est beaucoup plus complexe que ce qu’ils avaient imaginé. Je suis le premier à dire que l’Europe est une réalité lointaine et difficile à appréhender. Il faut faire donc l’effort d’informer et de s’informer, pour mieux comprendre et ensuite, agir à bon escient.

EE. Le manque d’information serait donc pour vous la pierre d’achoppement la plus importante à une harmonie européenne?

PC. En grande partie oui, et surtout l’information de base; ainsi, nous avons vécu des choses tout à fait étonnantes à l’occasion des élections européennes, qui constituent quand même un rendez-vous de la démocratie. Les institutions, les gouvernements, les médias ont déversé une tonne d’informations sur l’Europe dans des campagnes ponctuelles: les citoyens étaient en état d’overdose ! Il faut au contraire livrer tout au long de l’année des données de fonds. On pourrait en tout cas tenter de rendre ces deux démarches complémentaires.

D’autre part, dire sans arrêt “c’est la faute à l’Europe” génère un espèce de cercle vicieux; pour le casser, les uns et les autres doivent prendre conscience qu’ils doivent faire un effort: les citoyens pour s’informer, les institutions nationales et européennes pour expliquer.

EE. La Déclaration de Robert Schuman du 9 mai 1950 avait pris en compte les peuples de l’Ouest et de l’Est. Pourquoi a-t-on tellement tardé à réaliser cette réunion avec l’Est?

PC. Se retrouver autour d’une table, à égalité de droits, dans une Communauté de vainqueurs et de vaincus, est un acte assez extraordinaire. Et, en 1950, tous les pays ne sont pas prêts à le faire. Le Royaume-Uni et les Pays Scandinaves refusent de participer à la construction du nouvel ensemble. Par ailleurs, les Pays de l’Est européen se voient barrer l’accès au Plan Marshall. Tandis que les diplomates se réunissent pour élaborer la future CECA (Communauté du Charbon et de l’Acier), le 25 juin 1950, éclate la guerre de Corée. L’ambiance est au réarmement. L’idée surgit alors de constituer une Communauté européenne de défense. Le premier projet de traité de communauté politique voit le jour en mars 53 à Strasbourg. Mais Staline est mort 10 jours auparavant ! La tension internationale baisse. Les historiens disent toujours que sans incitant extérieur, l’on ne fait pas de grandes choses… Il y a souvent deux aspects dans les événements extérieurs: l’élément “révélateur” et l’élément “accélérateur”. Tout cela se croise aussi avec des aspects de politique intérieure; en France, c’est notamment la guerre d’Indochine. En mai 1954, l’armée française a subi une humiliante défaite à Dien-Bien-Phu. C’est un choc psychologique et politique épouvantable. Le 30 août 54, le traité de la CED (Communauté européenne de défense) est rejeté au Parlement français.

Il faudra attendre 1991 à Maastricht pour retrouver la mention timide d’une politique européenne touchant aux Affaires étrangères et à la défense après l’effondrement du mur de Berlin pour que tout se remette en marche. L’intuition de Schuman était “nous devons les aider. Ce sera difficile. Nous devons être prêts”.

EE. L’Union européenne vous semble-t-elle assez préparée à accueillir l’Europe centrale et orientale?

PC. Les différences entre les mentalités et les pratiques n’ont pas été suffisamment prises en compte. Les mises à niveau économiques et sociales ont pris du temps. Trop longtemps selon certains. Mais si on avait pris en compte par exemple la problématique de la formation dans les écoles, dans les lycées, où en serait-on? En définitive, nous mettrons une génération à mieux nous comprendre.

EE. Selon vous, quelle chance a l’Europe des valeurs?

PC. En vérité l’Europe des valeurs existait dès le début ! Ce n’est pas par hasard si les mots “paix”, “solidarité”, “civilisation”, “construire ensemble un destin” figurent dans la déclaration Schuman. L’Europe des valeurs existait dans l’esprit des fondateurs chrétiens démocrates, mais aussi socialistes et libéraux.

La meilleure manière de construire l’Europe avec cette préoccupation des valeurs est de la faire vivre, avec de vrais citoyens européens et de vrais gouvernants européens. Nous avons tellement de choses à rattraper, à connaître, à échanger pour ajouter à cette diversité trop d’éléments hétérogènes. Schuman était assurément un “artisan de paix”. Les chrétiens n’ont pas plus de vertus que les autres, mais plus de responsabilités.

EE. Quels sont vos souhaits pour les “Semaines” futures?

PC. Que s’instaure une forme d’alternance avec l’Est par le biais d’Universités d’été à Cracovie (peut-être 3 jours): les deux réseaux se nourriraient mutuellement; ce serait magnifique si nous pouvions enclencher ce processus dynamique.

Interview réalisée par Catherine Berkans

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KOSOVO

A quand la paix?

On ne parle plus beaucoup du Kosovo sauf lorsque la violence y ressurgit de façon brutale comme au mois de mars dernier. A lire le mémorandum des évêques orthodoxes serbes, le dialogue entre les communautés n’est pas près d’être rétabli, chacune des parties s’estimant victime de l’autre. Bien sûr, les exactions commises à l’égard des Serbes, la destruction de leur patrimoine culturel et religieux sont hautement condamnables mais pourquoi passer sous silence le sort des milliers de Kosovars jetés par les Serbes sur les routes de l’exil, il y a à peine six ans et les raisons pour lesquelles ils ont dû quitter leur pays?

Le point de vue orthodoxe

Bilan des destructions

Trente-cinq églises et monastères orthodoxes parmi lesquels neuf églises dont la construction remontait à l’époque médiévale et contenant des œuvres d’art inestimables ont été détruits, dans la plupart des cas incendiés, lors des deux jours de violence déclenchés contre la communauté serbe du Kosovo par les extrémistes albanais, les 17 et 18 mars dernier. Ces violences ont éclaté après la noyade de trois jeunes Albanais près de Kovovska Mitrovica dans des circonstances controversées, incident qui a exacerbé les tensions entre les deux communautés et embrasé toute la province. Les trente-cinq lieux de culte s’ajoutent à la liste de cent douze autres églises, répertoriées par le patriarcat serbe qui ont été détruites ou endommagées, depuis juin 1999. “Un tel déferlement de barbarie n’a pas eu lieu en temps de guerre mais dans une région placée sous protectorat de l’ONU et en présence de 18.000 soldats de l’OTAN et de plusieurs milliers de policiers internationaux. Je ferai encore remarquer que ce déferlement de violence contre les Serbes n’a pas commencé il y a quelques jours mais que depuis juin 1999 et le retour de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), cent douze églises ont été détruites, deux mille Serbes assassinés ou enlevés et un quart du million de Serbes vivant au Kosovo contraints à l’exil” (Extrait de l’intervention de l’évêque Artemije de Prizren qui dirige l’Église orthodoxe serbe au Kosovo, à l’ONU, 2 avril 2004).

D’après le Service Orthodoxe de Presse. Mai 2004

Mémorandum des évêques serbes sur le Kosovo et la Métochie*
* Kosovo-Métochie est le nom exact de cette province que les média occidentaux appellent le Kosovo et qui est en fait constituée de deux régions : le Kosovo et la Métochie.

Ce nom vient de ce que la plupart des villages y étaient métoh c.à.d. possessions de riches monastères serbes au Moyen-Age et sous l’empire ottoman.

 

Un document de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe. Ce document, a été publié en français par le diocèse de France et d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe. Nous en reprenons ici quelques extraits de la conclusion.

“(…) Voilà deux siècles que les Albanais s’efforcent de déraciner les Serbes du Kosovo et de la Métochie dans la violence et l’illégalité. Il s’agit aujourd’hui de savoir si les champions du droit international et des droits de l’homme sont prêts à sanctionner et à confirmer légalement ce qui a été conquis au cours des deux derniers siècles au mépris du droit et des principes les plus élémentaires.

Pourquoi faut-il que les Serbes vivent aujourd’hui dans des enclaves et des ghettos, quand ils pourraient vivre dans des cantons libres et participer ainsi effectivement à l’exercice du pouvoir au Kosovo, sans faire l’objet de chantage lors des élections à l’issue desquelles, les représentants serbes ne sont qu’un prétexte pour des apparences de démocratie? (…)

Les Serbes du Kosovo et de la Métochie ainsi que leur Église restent farouchement opposés à l’idée d’un Kosovo indépendant qui aboutirait, de l’avis général, à la disparition totale de la population serbe de ces lieux chargés d’histoire, de spiritualité et de culture.

Au delà de son activité spirituelle, la mission spécifique de l’Église serbe est de maintenir éveillée la conscience de l’ensemble du peuple serbe et de l’opinion publique mondiale sur la signification du Kosovo et de la Métochie en tant que berceau de la spiritualité, de la culture et de l’histoire d’un peuple européen qui n’a cessé de se tenir, en toutes circonstances du côté des pays démocratiques occidentaux.

(…) C’est pourquoi l’Église et les Serbes du Kosovo et de la Métochie demandent à la communauté internationale et à l’État serbe le respect des droits et des libertés fondamentales en matière de droits de l’homme, des peuples et des rapports internationaux: (…) que soit mis fin aux souffrances et à la discrimination ethnique de la population orthodoxe serbe au Kosovo (…) que soit rendu possible le retour de tous ceux qui ont été persécutés et expulsés, en particulier les 230.000 Serbes (…) comme tous les autres habitants non albanophones (…); que cessent les destructions barbares et les profanations des églises et des cimetières orthodoxes, que soit assurée la survie des monastères et des églises qui revêtent une grande valeur spirituelle, culturelle et nationale (…)

(…) Nous continuons à croire que les hommes qui gouvernent le destin des peuples petits et faibles finiront par se tourner vers la justice et la démocratie, la vérité et la liberté pour tous au Kosovo et en Métochie. C’est pourquoi nous les interrogeons sincèrement, en hommes et en chrétiens, après cette expérience amère de plusieurs années au Kosovo et en Métochie: pourquoi l’innocent peuple serbe a-t-il été bombardé? S’il s’agissait d’un seul homme au pouvoir, le peuple serbe a été condamné à une double peine.

Demandons-nous enfin: pourquoi le Kosovo et la Métochie ne constitueraient-ils pas, en tant que terre sainte des Balkans, un pays et une région commune des Serbes et des Albanais, des chrétiens et des musulmans comme l’est -mutatis mutandis- la Terre sainte pour les Israéliens et les Palestiniens?…”

D’après le Service Orthodoxe de Presse. Mai 2004

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