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Bulletin mars 2003

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Enfin l'Europe ! même en crise
Quelle présence chrétienne et ecclésiale ?

1989,1991, démolition du mur de Berlin et éclatement de l'U.R.S.S. L'Europe n'est plus “de l'Est ou de l'Ouest”, elle est l'Europe, même si ses frontières sont objet de débat autour du statut de la Turquie et de la Russie.

Dans cette Europe, quelle est la place des croyants, chrétiens ou non, des Églises, des religions ? Quelle est leur contribution possible à la vie de l'Europe ?

Une controverse a mis à jour les difficultés qui peuvent surgir entre les Églises et les pouvoirs européens : faut-il mentionner dans la future Constitution Européenne la référence aux origines chrétiennes de l'Europe ? La laïcité française le refuse et se contente d'une référence à la spiritualité.

Au plan européen, la mosaïque religieuse européenne ne facilite pas l'union et pourtant, si régnaient un œcuménisme chrétien et un dialogue interreligieux, ce serait un enrichissement pour la vitalité de l'Europe.

Le christianisme, le judaïsme et l'islam sont présents de manière significative sur notre continent. Depuis les années quatre-vingt, quelques foyers de difficultés se sont révélés, notamment portant sur la question de la restitution des biens d'Église, sur les accusations de prosélytisme portées contre les catholiques et les baptistes, sur les crises à l'intérieur de l'Église orthodoxe.

La modernité accompagnée de déchristianisation marque fortement bien des pays d'Europe.

Les situations ecclésiales dans la société politique et sociale sont très différentes de pays à pays : la Grèce demeure un État orthodoxe; en Angleterre, la reine est toujours à la tête de l'anglicanisme; les liens entre les États et la religion orthodoxe continuent de manière informelle ou formelle; la France prône et vit une très forte laïcité, reconnue par tous (catholiques y compris); plusieurs pays vivent une coopération entre Église et État.

Dans la complexité de l'Europe, les épiscopats catholiques regroupés dans la COMECE ainsi que la KEK (orthodoxes, anglicans et protestants) ont souvent exprimé leur adhésion au projet européen dans une ligne fédéraliste. Ils ont convoqué et animé des rencontres telles que Bâle et Graz où se sont retrouvés les chrétiens de différentes confessions.

La vie quotidienne des chrétiens de notre continent devrait être marquée par des exigences fondamentales dans divers domaines : approche sérieuse des enjeux bioéthiques, engagement dans la perspective de l'enseignement social de l'Église, accueil des candidats réfugiés et politique européenne d'immigration, promotion de la paix et du développement.

Au cœur de ces enjeux, la découverte du visage de Jésus dans la prière et l'action.

Tout cela pourrait se vivre davantage en œcuménisme et en interreligieux ainsi qu'en débat avec ceux qui n'adhèrent pas à une religion.

En relisant divers textes, j'ai constaté avec étonnement qu'à part « Justice et paix », peu d'associations parlent des problèmes sociaux. Pourtant, la mondialisation est là. Elle risque, dans la mesure où elle s'accompagne d'une prédominance économique globalisante, d'écraser tous ceux qui seront exclus de ce monde impitoyable.

Ces quelques réflexions peuvent nous aider à rejoindre les défis d'aujourd'hui et à accueillir les changements en cours particulièrement parmi les États et les peuples qui constitueront avec nous la nouvelle Union Européenne avec ses valeurs et le sens qu'elle peut déployer pour que vivent tous les hommes et toutes les femmes d'Europe et du monde.

Tony Dhanis

A l'heure où s'élabore la nouvelle
Constitution de l'Europe

Pour la nouvelle Europe en train de s'élargir, une constitution s'est avérée nécessaire. C'est à ce travail difficile et complexe que se sont attelés, depuis le 28 février 2002, les 105 membres de la Convention formée dans ce but avec, à leur tête, Valéry Giscard d'Estaing.

Parmi les nombreux aspects à traiter, celui des valeurs fondamentales, des valeurs religieuses et chrétiennes en particulier a suscité des débats passionnés qui n'ont, à l'heure actuelle pas encore trouvé leur conclusion.

Une grande attention a été portée à la participation active des membres provenant des pays candidats qui ont souhaité, à cet égard, que les documents les plus importants soient traduits dans leurs langues.

De nombreuses Églises et organisations chrétiennes ont soumis leurs idées au Forum qui a rassemblé les propositions de la société civile et les a transmises à la Convention. Le 28 juin 2002, neuf organisations liées aux Églises, parmi lesquelles la COMECE* (épiscopats catholiques) et la KEK* (protestants, anglicans et orthodoxes) ont adressé une lettre à Valéry Giscard d'Estaing demandant que l'Union se manifeste comme une communauté de valeurs : la paix, la justice, la réconciliation, la solidarité avec, au centre, la personne humaine. Ils ont suggéré que la poursuite du bien commun soit l'un des objectifs fondamentaux de l'Union, notamment pour éradiquer la pauvreté et l'exclusion sociale. Ils ont demandé que l'héritage religieux et spirituel de l'Europe soit reconnu dans la future constitution.
*COMECE (épiscopats catholiques), KEK (protestants, anglicans, orthodoxes)

Le 27 septembre, la KEK et la COMECE ont soumis à la Convention une proposition en trois articles visant (1) à garantir la liberté religieuse dans ses dimensions individuelles, collectives et institutionnelles, (2) à organiser un dialogue structuré entre les Églises, les autres communautés religieuses et les institutions de l'Union et (3) à donner force contraignante à la Déclaration n°11 du Traité d'Amsterdam, qui respecte le statut des Églises et des communautés religieuses dans chacun des États membres.

Les propositions des Églises ont été accueillies en sens divers ; elles ont souvent été mal interprétées. La suggestion de mentionner Dieu dans la constitution est fortement combattue par la France; par contre, elle est soutenue par l'Allemagne et l'Europe centrale et orientale (Pologne en tête) où l'on considère cette mention comme une protection contre le totalitarisme car elle montre que la dignité de la personne humaine transcende la loi et le pouvoir politique.

Au moment où ce Bulletin d'Entraide d'Églises parviendra chez vous, il est probable que les membres de la Convention se seront mis d'accord sur le texte final à proposer pour la future Constitution de l'Europe. Lisez-le !

Sources : Europe infos (janvier 2003), 42 Rue Stévin, 1000 Bruxelles

“Un nouvel ordre européen doit, pour être vraiment adapté à la promotion du bien commun authentique, reconnaître et défendre les valeurs qui constituent le patrimoine le plus précieux de l'humanisme européen.(...) Les racines culturelles qui ont contribué à l'affirmation des valeurs rappelées jusqu'ici sont nombreuses : allant de l'esprit de la Grèce à celui du monde romain; des apports des peuples latins, celtes, germaniques, slaves et hongro-finnois à ceux de la culture juive et du monde islamique. Ces divers facteurs ont trouvé dans la tradition judéo-chrétienne une force capable de les harmoniser, de les consolider et de les promouvoir.”

Extrait du message de Jean-Paul II au congrès organisé
par la Fédération européenne des  Universités catholiques (juin 2002).

L'Europe élargie
Que faut-il donc craindre?

L'élargissement de l'Union Européenne à certains pays de l'Est de l'Europe a été ratifié par l'Union et doit l'être encore par les parlements (ou par voie de referendum) des différents pays en question. Mais, le plus souvent, chez nous, on le considère comme acquis et, dès lors, certains –beaucoup?- ont tendance à le craindre. Pourquoi? Leur raisonnement, si l'on peut dire, est centré sur l'économique qui tient lieu de “pensée unique” chez nombre de nos contemporains: ces pays sont plus pauvres que les nôtres -reliquat du communisme-; ils veulent entrer dans l'Union parce qu'ils y voient une source d'enrichissement économique dont nous allons faire les frais. Exemple : les salaires sont beaucoup plus élevés chez nous que chez eux. Dès que les frontières seront ouvertes, leurs travailleurs vont évidemment se précipiter chez nous et, se contentant de moins que les nôtres, ils prendront leur place et provoqueront une augmentation du chômage.

C'est là -qu'on nous permette de ne pas y aller par quatre chemins- un raisonnement imbécile. En effet, il est basé sur des craintes imaginaires et ne résiste pas à l'examen des faits économiques (et démographiques).

Dès l'abord, ne faudrait-il pas se demander pourquoi nous pouvons nous considérer dans l'ensemble comme riches? Notre richesse ne serait-elle pas due, pour une part importante, à l'immigration? Ce sont des millions de travailleurs immigrants qui ont permis à l'Union Européenne -comme aux États-Unis d'Amérique d'ailleurs- d'atteindre un niveau de vie enviable.

Mais l'histoire de l'Union Européenne elle-même est faite d'heureux élargissements. Quand l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Grèce ont demandé et obtenu leur entrée dans l'Union, certains prédisaient un afflux intolérable de travailleurs pauvres venant de pays dont tant d'émigrants étaient déjà venus dans le passé. Et c'est tout le contraire qui est arrivé. La libre circulation a immédiatement arrêté leur émigration puisqu'elle permettait aux capitaux de s'investir sur place et de créer ainsi sur place des emplois mieux rémunérés. Alors, pourquoi partir dans ces conditions?

En revanche, s'il y a une crainte fondée, c'est bien celle que ces pays européens de l'Est pourraient nourrir à l'égard d'une société de consommation qui ne manquera pas de s'imposer chez eux.

A certains égards, l'expérience a montré que ce type de société était extrêmement contagieux, sinon irrésistible, et l'on comprend que les Églises se montrent soucieuses en observant notamment la quasi fascination de leurs jeunes soumis aux éclats astucieux d'une publicité qui peut, semble-t-il, tout se permettre. Nous aurons à revenir sur cette importante question.

                                                                                                                                                   Pierre Delooz

Pologne

LASKI, LIEU DE RENCONTRE

La maison mère des Sœurs Franciscaines de la Croix se trouve au cœur d'un merveilleux domaine situé à 15 km de Varsovie : Laski. Important établissement éducatif et scolaire pour aveugles, Laski est une communauté où se sont croisés, depuis le début du XXe siècle, les destins et les vocations d'une multitude de gens.

Au moment où la Pologne se prépare à rejoindre le chœur européen, l'œuvre de Laski a consacré, du 11 au 13 mars 2003, des conférences, des débats et des échanges à la question, entre chrétiens de diverses confessions, jeunes venus d'Europe centrale et orientale.

Dans les années 1975-1989 déjà, Laski fut en permanence un lieu de rencontre pour les Allemands de l'ouest et les Allemands de l'Est séparés par le mur de Berlin. Tadeusz Mazowiecki et Stanislas Stomma qui parlent de Laski comme de leur patrie spirituelle, sont les principaux artisans de la réconciliation polono-allemande.

En septembre 1996, lors d'un congrès sur les rapports Est-Ouest, organisé à Lublin par la Commission internationale d'histoire ecclésiastique, l'action de Laski est consacrée : “Dans ce lieu humble et presque inconnu sur la carte de l'Europe, même avant la chute du communisme, la communauté de Laski a toujours été libre. Elle n'a jamais perdu le contact ni avec les grands courants d'idées ni avec les grands esprits du continent. Bien avant la disparition du mur de Berlin, elle a déjà vécu, à sa façon, dans une Europe sans frontières”.

Il va sans dire que la perspective d'une Europe unifiée qui suscite en ce moment en Pologne beaucoup d'émotion, doit être envisagée non seulement sous l'angle politique et économique mais aussi sur le plan religieux et œcuménique. Il est à craindre, comme le souligne, par exemple, le professeur Bohdan Cywinski, que la frontière orientale de la Pologne, infranchissable pour les voisins de l'Est, en majorité orthodoxes ou gréco-catholiques suscite de nouvelles tensions entre les chrétiens de l'Est et de l’Ouest.

Sœur Marie-Christine Rottenberg . Varsovie.
Catherine Berkans

Nous comptons sur la Pologne pour donner plus de passion à l'idée européenne

Il semble étrange de s'interroger sur ce que la Pologne peut apporter à l'Europe car la Pologne n'a jamais cessé de faire partie de l'Europe. Mais puisqu'elle va prendre officiellement la place qui a toujours été la sienne, il est utile de rappeler que la Pologne, comme d'autres pays, n'est pas un nouveau pays européen mais a toujours apporté une contribution particulière à la vie européenne.

Le premier apport de la Pologne a été sa volonté d'existence nationale. On entend souvent parler aujourd'hui du déclin de l'État national mais cette information correspond davantage à une idéologie néolibérale extrême qu'à l'observation des faits.

Nous connaissons peu de pays qui se soient modernisés et développés sans une forte conscience nationale. La Pologne nous a toujours enseigné la nécessité de la mémoire. Le  pays qui rejoint l'Union Européenne n'est pas un produit de la décomposition de l'Empire soviétique.

C'est un pays qui, à travers les démembrements successifs qu'il a subis, a toujours gardé une forte conscience nationale et l'a nourrie aussi des expériences historiques qui ont lié certaines parties de son territoire à différentes grandes puissances.

On voudrait en particulier que l'extension de l'Europe nourrisse celle-ci de l'ensemble de ce qui a été la vie de l'ancien Empire austro-hongrois.

Nous avons encore besoin d'admettre que la vie intellectuelle et artistique de l'Europe du XXe siècle a été créée autant dans la Mittel Europa qu'en Europe occidentale.

Au risque de sembler céder à des images trop répandues, il faut ajouter que cette volonté d'existence nationale a pris bien des fois la forme d'une résistance à la sans perspectives et pleine d'espoir.

Toute l'Europe aurait à gagner à avoir confiance en elle-même et à avoir le courage de prendre des décisions difficiles comme l'a fait dans le passé la Pologne.

L'avenir de l'Europe est plutôt gris. On parle plus souvent de son extension que de sa créativité. Nous comptons sur la Pologne pour donner plus de passion à l'idée européenne qui en manque totalement alors qu'elle devrait s'affirmer au niveau mondial au lieu d'accepter de perdre presque toute importance géopolitique.

Que les nouveaux membres de l'Union Européenne contribuent fortement à redonner à celle-ci des ambitions et de l'imagination car cette Europe élargie devrait pouvoir se consacrer le plus vite possible à deux grande tâches. La plus grande est de rendre possible et d'accélérer le développement économique des pays au sud de la Méditerranée et l'autre est d'établir des liens de coopération étroite avec les pays d'un Mercosur élargi.

C'est seulement en atteignant ces deux buts que l'Europe pourra jouer un rôle dans le monde du XXIe siècle. La Pologne devrait être un des pays membres les plus soucieux de donner de nouvelles grandes missions à l'Europe dans laquelle ils viennent de retrouver leur place.

Alain Touraine,

écrivain et sociologue français.

Ce texte a paru dans la revue polonaise Wiez (Varsovie)

qui a consacré à l'Europe son numéro de janvier 2003

 

LA SLOVÉNIE

Bientôt dans l'Europe Unie, et pourtant...

On imaginait bien qu'une transformation aussi profonde que le passage d'une société organisée selon les principes du marxisme à une société du type démocratique et européen ne pouvait pas être très simple.

Les anciens dirigeants communistes restent au pouvoir.

Lorsque les nouvelles équipes démocratiques ont pris le pouvoir en Slovénie, en 1990, le pouvoir est resté assez faible. Pendant des décennies, toute l'élite  politique, économique, médiatique et culturelle se recrutait parmi les cadres du parti. Les jeunes qui refusaient de devenir membres du parti s'orientaient vers des professions à l'abri des chicanes politiques, comme la médecine ou les professions techniques. On déconseillait aux jeunes croyants de devenir enseignants dans les écoles. Les croyants et tous les autres démocrates qui refusaient le régime totalitaire et l'idéologie marxiste occupaient donc des positions subalternes dans la hiérarchie sociale.

Avec la nouvelle démocratie et la privatisation, l'ancienne classe politique communiste est devenue la principale force économique. De 80% à 90% des capitaux et des entreprises sont actuellement entre les mains des anciens dirigeants communistes.(...)

Première visée: l'éducation

Le nouveau libéralisme laïciste est, en Slovénie, assez agressif. Son champ de bataille est d'abord le domaine de l'éducation. D'après la loi, toute instruction religieuse est interdite dans les écoles publiques. La décision du Tribunal constitutionnel de novembre dernier a confirmé cette interdiction.

Cette séparation de l'Église et de l'État à l'égard de la religion devient malveillante et hostile à l'égard de l'Église catholique. Pour cette raison, les relations entre le pouvoir actuel et l'Église sont difficiles. Aucune question ouverte n'aboutit à des réponses satisfaisantes.

(...) La loi votée en 1991 sur la dénationalisation impose à l'État de rendre ses biens à l'Église mais la restitution piétine. Onze ans après le vote de cette loi, environ 55% des biens de l'Église seulement ont été rendus. Entre-temps, dans les médias, l'Église est constamment présentée comme une institution avide et vorace, cherchant la richesse et le pouvoir. Le dommage moral que l'Église a subi dans l'opinion publique est grand.

Toutefois, la perspective de l'entrée dans l'Union européenne contribue à une timide normalisation de la situation de l'Église. C'est ce que représente la signature du premier accord entre la Slovénie et le Saint-Siège.

D'après l'article de Mgr Anton Stres, évêque auxiliaire de Maribor (Slovénie),
paru dans Europe Infos* en septembre 2002

Europe infos, mensuel de la Comece et de l'Ocipe,
42, rue Stévin, 1000 Bruxelles

RUSSIE

La religion à l'école

Le ministre russe de l'éducation, Vladimir Filippov, par ailleurs membre du parti communiste, a adressé aux rectorats d'académie une recommandation visant à introduire l'enseignement de la “culture orthodoxe” dans les programmes scolaires comme matière facultative. Les cours ne seront pas donnés par des prêtres mais ceux-ci pourront intervenir comme consultants.

Cette décision est interprétée comme un geste en direction de l'Église orthodoxe russe qui s’indigne de ce que, depuis ces dernières années, les cours d'histoire des religions introduits dans les programmes scolaires après la chute du régime soviétique soient restés l'apanage des professeurs qui naguère enseignaient le “matérialisme dialectique” et qui continuent à parler de religion dans une perspective irréligieuse selon les responsables du patriarcat de Moscou. “Même si la foi ne doit pas être imposée, ce n'est pas une approche sceptique de la religion qui devrait être proposée à des enfants ou des étudiants comme étant la seule approche neutre, objective et scientifique” (patriarche Alexis II).

D'après le Service Orthodoxe de Presse. Janvier 2003

KOSOVO

Et les Serbes ?

A l'issue de sa session du 2 décembre dernier, à Belgrade, la Commission de l'Église orthodoxe serbe chargée du dossier du Kosovo dénonce : “Trois ans et demi après le déploiement des représentants civils et militaires de la communauté internationale, la situation au Kosovo n'est toujours pas stabilisée; au contraire, elle s'est même détériorée encore plus. Chaque jour on déplore des attaques contre la population serbe restée au Kosovo. Actes de vandalisme, menaces, destruction des églises et profanation des cimetières serbes sont le lot quotidien des exactions qu'a à subir cette population. Toutes ces exactions démontrent que l'intention finale des extrémistes albanais consiste à détruire toute trace de la présence serbe au Kosovo”. La commission veut aussi y voir la preuve de “la faillite de la mission de la communauté internationale pour faire respecter ses engagements et ses responsabilités clairement exprimés dans la résolution 1244 de l'ONU, à savoir, assurer pour tous les habitants de la province, le respect des doits humains, leur garantir la paix et la sécurité, permettre le retour de tous les réfugiés”.

La commission a décidé de réactualiser le plus rapidement possible son mémorandum sur les exactions commises contre les Serbes du Kosovo et leur patrimoine religieux et culturel afin de sensibiliser la communauté internationale à ces questions.

D'après le Service Orthodoxe
de Presse, Janvier 2003

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