Bulletin juin 1983

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POLOGNE:

VEILLEE DE NOEL ET PREMIERE MESSE

POUR DES PRISONNIERS, MEMBRES DE «SOLIDARNOSC»

INTERNES AU CAMP DE JAWORZE. (1981).

 

La relation suivante est tirée des notes que rédigea Mr Tadeusz MAZOWIECKI, durant son internement dans les camps, juste après la déclaration de «l'état de guerre», en Pologne, le 13 décembre 1981.

 

Cette personnalité est bien connue des milieux intellectuels catholiques polonais, car il exerça dans ces milieux une influence profonde, depuis des décennies, et notamment du fait qu'il était le rédacteur en chef de la revue «WIEZ» («Liens»), que l'on pourrait rapprocher peut-être de la revue française «Esprit». Mais à la fois très lucide et très engagé, il n'en était pas moins très pragmatique, et homme de dialogue. Il a toujours été prêt à lutter pour une société responsable et soucieuse de justice, mais sans accepter de tomber dans des utopies que la réalité quotidienne démentait chaque jour. Il était donc un «socialiste chrétien», à la Mounier, mais perspicace et toujours prêt à réfléchir sur l'expérience vécue. Il était surtout connu pour son total désintéressement, la maturité de sa personnalité et la qualité de sa foi chrétienne.

 

Lorsque naquit «Solidarité», il fut du nombre de ceux qui rallièrent l'espérance, tout en gardant son sang-froid coutumier. Il était donc l'une des personnalités du monde intellectuel les moins susceptibles d'effaroucher le monde ouvrier, qui avait suscité «Solidarité». Les ouvriers, et Lech Walesa notamment, savaient pouvoir compter sur un observateur, un conseiller de valeur. C'est ainsi que Tadeusz Mazowiecki fut choisi comme l'un des dix membres de la «Commission d'experts» que souhaitaient Lech Walesa et son Comité responsable. C'est ainsi, de plus, que lui fut confiée par la suite la responsabilité de la direction du journal «Tygodnik Solidarnosc», l’hebdomadaire de «Solidarité». A ce poste, une fois encore, il ferait montre de son engagement total en faveur des droits des travailleurs et des droits de l'homme, de son désintéressement absolu, de son sens du réalisme, de cette tranquille assurance que donne la liberté de conscience de qui ne cherche que le service et la meilleure efficacité de celui-ci.

 

Il fut arrêté dans la nuit du 13 décembre, avec nombre des responsables de Solidarité. Interné d'abord au camp de Strzebielinek, puis à celui de Jaworze (beaucoup moins rigoureux que le premier, où les autorités regroupèrent ceux qu'ils cherchaient à présenter comme des «privilégiés», par rapport aux autres détenus, afin de susciter la méfiance et si possible la fêlure dans le mouvement). Libéré ultérieurement, avec un certain nombre de ses amis et collègues, il est certain qu'il reste, en Pologne, ce qu'il n'a jamais cessé d'être: un serviteur de toute cause juste, un chrétien fervent.

 

De ses «notes de camp», dont les copies nous sont passées sous les yeux, nous extrayons les passages suivants, selon la traduction que nous pouvons en faire. Nous choisirons trois passages caractéristiques: la veillée de Noël, le 24 décembre 1981, au camp. La première messe du prisonnier, depuis son internement. Et enfin, un document émouvant, bien caractéristique de la personnalité de l'auteur de ces lignes: le souci qu'il manifeste à l'égard des geôliers qui leur sont imposés, et sa compréhension à l'égard de ceux d'entre eux qui, dans leur rôle ingrat, souffrent avec les prisonniers. Il s'agit bien là de trois textes qui peuvent être pour nous matière à réflexion, à méditation, à révision de vie aussi.

 

La veillée de Noël.

 

«Le soir de la Veillée, nous nous réunîmes quasiment tous dans le corridor du premier étage. Tout d'abord, à la lueur de la bougie et avec la fenêtre ouverte (pour les policiers), nous avons chanté dans la chambre de W.B. «La Pologne n'est pas encore morte» et  «Dieu sauve la Pologne», les deux hymnes que l'on avait coutume de chanter ensemble pendant les jours de grèves dans les chantiers. Puis, dans le corridor, nous avons chanté l'Angélus et nous nous sommes présentés mutuellement nos vœux. Ensuite nous avons chanté des «Koledy» (1) et d'autres chants, parmi lesquels tout particulièrement le «Chant des Confédérés de Bar» (2). Nous avons échangé «l'oplatek» (3), tandis que quelques rameaux de sapin et de gui apparaissaient dans le corridor. Les pensées se tournaient vers les êtres chers demeurés à la maison (4) et aussi vers ceux avec lesquels nous avions été tout d'abord incarcérés.

(1) Chants traditionnels de Noël, en Pologne.

(2) Au XVIIe s, lors du partage de la Pologne, les Patriotes opposés à cette situation avaient composé des chants significatifs à cet égard, dont celui-ci. Ces chants retrouvent aujourd'hui leur actualité!

(3) le pain azyme, dont le partage - la veillée de Noël - signifie paix et réconciliation.

(4) lui-même, T. Mazowiecki, veuf, y avait laissé trois grands fils.

 

La voix du Pape qui venait de loin en ces jours avait un accent particulier; cela semblait une chose impossible de pouvoir l'écouter, et le ton plein de chaleur, comme s'il s'adressait à chacun d'entre nous particulièrement et pourtant aussi à tous; la prudence avec laquelle il s'exprimait sur sa patrie était plus éloquente encore, et donnait une signification ultérieure à chaque parole. Je fus soudainement frappé du fait que le Pape réclamait l'existence de «Solidarnosc», qu'il pariait non seulement de la nation, de la société, mais explicitement de «Solidarnosc», maintenant vivant dans le monde l'existence de ce mot, l'existence du Syndicat, l'espérance de la Pologne, la certitude qui perdure, même si elle est écrasée. (...)

 

A la messe de minuit, la première messe qui fut retransmise à la radio depuis le 13 décembre (et seulement par exception), le diacre lut avant tout une belle lettre du Primat. Je me souviens des premiers mots «Je vous écris avec le cœur serré...», oui, c'est avec le cœur serré qu'il faut parler à cette nation, ce soir, dans cette année. Une lettre simple, soucieuse, pleine de prière, dont jaillirent les paroles de paix de la Noël dans cette guerre.

 

A l'extérieur, c'était la neige; dans le réfectoire les jeunes militaires de la garde auxquels nous avions présenté nos vœux, à côté de nous la police et les ZOMO (5) armés, pour lesquels aussi le Seigneur était né, mais dont nous séparait la distance qui existe entre les gardiens et les prisonniers; nous pensions à nos maisons et nous étions aussi attentifs aux communiqués qui venaient des mines de «Piast» et de «Ziemowit» (6), où les gens sous terre continuaient à faire la grève...».

(5) ZOMO: Unités mécanisées de la milice polonaise. Ce sont, en fait, les unités antiémeutes, que l'on voit se déployer lors des charges contre les manifestations.

(6) Mines souterraines de Silésie (30aine de Kms de Katowice) où les mineurs. poursuivant la grève, refusaient de remonter à la surface.

 

La première messe au camp

 

«Le 5 janvier vint l'Abbé Bronislaw Dembowski (7). L'officier R. l'accompagnait. Il devait célébrer la messe pour nous et confesser. C'était la première messe depuis le 13 décembre, à laquelle nous avons pu participer. Jusqu'alors, soit à Strzebielinek, soit ici, ils liquidaient nos requêtes disant que le prêtre allait venir, mais il n’arrivait jamais. C'était la chapelle où nous nous rassemblions en petits groupes pour prier, lisant les textes de la Messe. Cette première messe restera inoubliable: une petite table avec la croix, et nous, debout, en demi-cercle. Bronek Dembowski, qui ne parvenait presque pas à prononcer l'homélie, parce qu'il comprenait que chaque mot était trop ou trop peu. Le signe de la paix, la communion. Un temps bref et plénier. Et non pour la première fois, la conscience de ce que peut valoir la parole; la Parole de Dieu et la parole de l'homme, le chant, la confession. Comme ce «Koleda» apporté ici depuis Wisnicz:

«Jésus console le pays qui pleure,

sème le grain de la vérité dans les cœurs,

donne ta force à ceux qui pleurent, bénis «Solidarnosc».

Aux prisonniers, donne la ténacité,

prends soin des familles,

Et le verbe s'est fait chair

Et il a habité parmi nous.»

(7) l'abbé Dembowski est l'un de leurs proches amis.

 

Le souci des soldats de la garde

 

«Les problèmes de ces soldats nous tenaient vraiment à cœur: leur situation morale et psychologique, la manière de l'affronter, leur manière de penser. Non seulement parce qu'ils pouvaient venir en aide. Cela aussi avait son importance et peut-être notre intérêt à leur égard était-il né de cela, mais il n'en demeurait pas là. Au fond, à travers tout ce mécanisme des ORMO(8), transpirait notre drame national. Un jour, pendant l'appel, quelques uns d'entre nous étaient dans la chambre-cellule. Entra un jeune soldat pour suivre le rite habituel stupide du comptage. Il ouvrit la porte, mais n'entra pas parce qu'il avait peur de son collègue qui était assis dans le corridor et de la fenêtre face à lui, d'où quelqu'un des supérieurs aurait pu le voir parler avec nous. Et ainsi, se tenant debout sur le seuil de la porte et simulant le colloque officiel de l’appel, il nous communiqua quelques impressions sur leur situation, justement pour que nous en discutions. Il relata des cas d'opposition parmi eux, combien il y en avait eu, quel était son avis. Il savait également qu'à l'étranger on parlait de nous, il avait observé les manifestations de sympathie quand les gens venaient à nous. Il voulait s'expliquer parce qu'ils ne pouvaient faire que ce qu'ils faisaient. Longtemps m'est restée l'impression de l'une de ses phrases, parce qu’il y avait en elle une vraie amertume et en même temps la quintessence de cette machine infernale, qui les frappait eux et nous: «Pour vous -dit-il- quelqu'un fait toujours quelque chose, personne ne s'occupe de nous».

(8) ORMO: Réserves volontaires de la Police polonaise. Ces volontaires sont aujourd'hui coincés dans une telle situation!

 

Si Tadeusz Mazowiecki est aujourd'hui «libéré», pour lui et pour des milliers de prisonniers, et pour la nation entière, ce temps demeure, selon les mots encore de Mazowiecki «plus le temps de la mise à l'épreuve que celui de la défaite».

 

Qui approche le peuple polonais peut témoigner du fait que l'épreuve ne fait que renforcer le souterrain courage, I’ incommensurable «patience» dans le sens actif du terme du peuple tout entier.

 

Nous pensons toujours que l'authenticité de l'idéal se vérifie, non dans les grandes déclarations faciles et finalement si ambiguës, mais bien dans les petits gestes quotidiens, comme aussi dans l'attitude face à l'inattendu, le surprenant, le désagréable, voire l'épreuve. Ainsi témoignent un T. Mazowiecki et ses amis. Alors, n'est-ce pas là que nous devons aussi chercher le sens de ce mystère de la souffrance imméritée? Voyez ces trois témoignages que nous vous transmettons (l'Entraide est un pont…) : ils ne sont pas seulement là pour rendre compte de la situation de ces frères polonais, mais avant tout, ils viennent jusqu'à nous pour nous encourager, nous mener à réfléchir à nos propres attitudes, à nos réactions. Un détail concret: si les difficultés de la crise contrarient de grands projets de vacances, si elles handicapent certains rêves qui apparaissent illusoires tout à coup, oserions-nous geindre et nous plaindre? D'autres passeront leurs vacances en cellules surpeuplées, ou pire, seuls dans une prison, se posant la question: «comment rester un homme dans cette situation, comment rester libre étant prisonnier, comment rester chrétien face à la haine?». Que l'on béatifie ou canonise certaines personnalités éminentes des temps passés ne touche vraisemblablement pas tellement la vie des chrétiens. Mais, aujourd'hui, parmi nous, des hommes, tels que nous ‑hommes et femmes, entendons-nous bien!- vivent l'Evangile. Ne seraient-ils pas pour nous l'interpellation du Seigneur? Nous pensons que oui. Que nous accompagnent donc, en vacances, ces visages!

 

EN LITUANIE

 

Il est un pays proche de la Pologne, c'est la Lituanie. Si ce pays libre a été purement et simplement annexé par l'Union soviétique, dès son occupation, en 1940, malgré la lutte farouche de la résistance abandonnée à elle-même, il fut longtemps durant l'histoire proche de la Pologne. On retrouve, dans la religiosité lituanienne, certaines caractéristiques propres à celle du peuple polonais. C'est à ce titre que nous faisons le rapprochement, en vous apportant ici un autre témoignage. La situation politique et religieuse des deux pays est actuellement tout à fait différente, du fait, notamment, que la Lituanie constitue aujourd'hui l'une des «Républiques sœurs de l'URSS» et tombe, ipso facto, sous l'emprise des codes civil et pénal de l'URSS. Au plan religieux, la situation est extrêmement difficile. Nous ne sommes pas enclins à croire à une quelconque« normalisation de la situation» du fait que le Pape Jean-Paul Il ait pu nommer en juillet dernier deux Administrateurs de diocèse. (Actuellement, Quatre des six diocèses lituaniens ont maintenant un Administrateur apostolique, nommé par le St Siège et accepté par le Gouvernement). Que quatre évêques aient pu, pour la première fois, rendre visite au Pape, à Rome, en avril dernier, ne modifie guère notre appréciation sur la situation hic et nunc. Ce qu'il convient de savoir c'est, concrètement, la tolérance religieuse reconnue et vécue SUR LE TERRAIN par le peuple croyant. Or, la réalité est si grave que la quasi totalité du clergé, soutenue par une large majorité des chrétiens, a adressé récemment une pétition au Soviet Suprême demandant la révision de la législation en vigueur en URSS, en matière religieuse. Il s'agit de respecter le droit, inscrit dans la Constitution, de libre arbitre des consciences et de l’exercice sans contrainte de la vie chrétienne et donc, de l'annonce de l'Evangile.

 

Fin février de l'an dernier (il faut quelque temps pour que parviennent en Occident les documents de la «Chronique de l'Eglise catholique en Lituanie»), un jeune prêtre, récemment ordonné, dans des conditions particulières, s'adresse par écrit au Premier Secrétaire du Comité Central du P.C. Lituanien. Il revendique, ni plus, ni moins, le simple droit d'exercer son ministère sacerdotal. Reprenons ici quelques extraits de cette lettre, qui nous esquissent bien à la fois les entraves existantes et le courage de ceux qui veulent s'engager, malgré tout, pour le service de la communauté croyante: (9)

(9) Pour éviter de fatiguer le lecteur, nous mettons ces extraits bout à bout, sans marquer les césures. La lettre est beaucoup plus longue.

 

«Le 17 février, le Vice-président du Comité Exécutif de la région réclama du Vice-président du Comité d'Eglise (10) de K qu'il signât un document demandant que l'on m'interdise d'accomplir mes devoirs sacerdotaux à l'église de K., sous prétexte que je ne suis pas prêtre, que je ne sors pas du Séminaire de Théologie, que l'évêque n'a jamais entendu parler de moi... Le Vice-président du Comité d'Eglise de K refusa de signer ce document parce que les décisions concernant le sacerdoce ne sont pas prises par les membres du Comité d'Eglise ni par les représentants officiels, mais par les autorités religieuses ". (Le Vice-président du Comité Exécutif de la région) laissa une lettre dont je pris connaissance, par la suite.

(10) Structure suscitée par le Pouvoir pour contrôler, réduire, voire liquider les Communautés chrétiennes, paroisses ...

 

Cette lettre stipule que, n'ayant pas le diplôme du séminaire, je ne possède pas de permis de travail et ne suis pas autorisé à remplir les fonctions de prêtre, que je n'accomplis aucune tâche utile à la société et tombe donc sous le coup des lois en vigueur (11),

(11) Lois contre le «parasitisme social»: les enfreindre peut mener à de graves sanctions.

Voici ma réponse:

 

1. Je suis prêtre, ancien élève du Séminaire par correspondance.

J'ai reçu l'ordination. J'ai donc le droit d'accomplir les devoirs qui incombent à un prêtre.

 

2. En Union Soviétique, l'Eglise est séparée de l'Etat, par conséquent, les questions se rapportant à la religion doivent être traitées et tranchées par les autorités de l'Eglise lituanienne. C'est ce qui se passa pour moi.

 

Je suis prêtre depuis quelques temps. L'Eglise lituanienne est divisée en provinces dirigées par des prêtres et dont je fais partie en tant que prêtre légitime. S'il me faut un certificat de travail, que les autorités compétentes en la matière m'en délivrent un et la question sera résolue, Quel besoin de calomnier, de menacer et de provoquer les fidèles?

 

On m'accuse de n'accomplir aucune tâche utile! … Les croyants sont majoritaires en Lituanie. Je fais donc un travail très utile.

 

Je suis prêtre! Personne ne me destituera, et partout où je serai, j'accomplirai la tâche qui incombe à un prêtre.

 

En Lituanie fonctionne un Séminaire par correspondance. Les conditions actuelles lui ont conféré un regain d'existence. Tant que les agents de la Sûreté décideront de l'admission ou du rejet des candidats au Séminaire, ce Séminaire par correspondance continuera donc d'exister. Où les jeunes gens qui désirent devenir prêtres doivent-ils étudier lorsqu'on les refuse au Séminaire de Théologie de Kaunas? La seule réponse et la seule voie pratique est le Séminaire par correspondance,

 

Notre Pape Jean-Paul Il suivit ce genre d'enseignement. Je suis prêtre! Que U. et ses semblables le veuillent ou non, c'est un fait établi. Je vous en prie, ne faites pas de discrimination contre moi. J'en ai fait une expérience suffisante dans le passé: en 1959, je fus expulsé du Conservatoire parce que je chantais à l'église de V.; en 1974, on me retira mon poste de Directeur du Conservatoire et, en 1977, je fus renvoyé de la Bibliothèque scientifique de l'Université de Vilnius où je travaillais comme artiste-peintre. Je devins ensuite sacristain, étudiai et devins prêtre …» (12).

(12) Dernières nouvelles: 1 prêtre lituanien vient d'être condamné à 7 ans de privation de liberté, un autre va être traduit en justice pour «activités criminelles». Réalité des faits sur le terrain.

 

*      *

Amis, et si peut-être, nous disions un jour (à nous-mêmes et avec conviction): «Je suis chrétien, et personne ne me destituera de la responsabilité que cela implique. Je suis baptisé, marqué du signe de l'Esprit, et personne ne m'empêchera de laisser transparaître Jésus-Christ et sa Bonne Nouvelle par les gestes quotidiens de ma vie! Je suis responsable de mes frères croyants, mais comme chrétien, je suis responsable aussi de tous ces hommes avec lesquels je vis, qui ont leurs propres valeurs, qui peuvent être pour moi, - sans qu'ils le sachent même - une révélation, un théophanie, car l'Esprit souffle où Il veut. Je suis responsable de ces non-croyants qui, peut-être, vivent des valeurs évangéliques sans savoir d'où vient cette source, qui ressentent peut-être un vide, une aspiration, qui se posent question et qui n'ont jamais encore reconnu le Visage de Jésus-Christ. Je suis chrétien, et nul ne pourra m'arracher cette responsabilité. Je suis envoyé au service de Celui qui est l'Amour. Et rien ne pourrait m'empêcher de laisser cet Amour se profiler à travers les pauvres et simples gestes de ma vie quotidienne». Si nous réfléchissions ainsi, devant ce témoignage de ce prêtre en danger? Quelque chose, en nous et - par la grâce de Dieu - à travers nous, ne pourrait-il peut-être changer?

 

Laissons-nous évangéliser par nos frères de ces Eglises en difficulté!

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