Bulletin juillet 1963

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Vocation de l'église du silence

Depuis des mois, nous avons peu à peu reçu de découvrir quelle peut être la vocation de l'Église du Silence. Cette découverte, nous la devons à nos frères, car c'est à travers leurs propres témoignages que nous l'avons perçue.

Nous n'avons pas abandonné dès lors une attitude faite d'abord d'écoute. Le Seigneur «renvoie les riches les mains vides». Nous avons appris à accueillir nos frères dans l'humilité et la pauvreté de cœur. Peut-être est-ce pour cela qu’ils nous ont livré leur message.

Nous les aborderons aujourd'hui, encore dans cette fondamentale attitude, en leur demandant: quel est finalement le sens de cette épreuve? Estelle scandale pour la foi, a-t-elle un sens mystérieux? Avez-vous la clef de ce mystère?

Du fond des temps vient jusqu'à nous la voix de l'Apôtre: «Je connaîtrai le Christ, Lui et la puissance émanant de sa résurrection; je connaîtrai la participation à ses souffrances, en me conformant à Lui, dans sa mort» (Phil. 3,10).

L'Apôtre doit accepter de s'identifier au Rédempteur! Le Seigneur l'invite à entrer en communion avec ses propres souffrances, parce qu'elles sauvent. Oblation volontaire. «Ma vie, personne ne la prend, Je la donne», disait le Christ, à la veille de sa passion. Nos frères sont invités à entendre ce message, à en vivre.

C'est le sens ultime de leur vocation: assumer librement les souffrances de la passion du Christ, parce qu'elles sauvent. Croire enfin, et le vivre, que «seule la croix sauve». Austère invitation...

«Tout ce que nous allons dire, n'a de sens que si vous êtes fermement décidés à être les disciples d'un Christ crucifié.» Ainsi parlaient les Évêques d'Allemagne Orientale à leurs fidèles, qui sombraient dans la désespérance, après la fermeture du mur de Berlin. Langage de l'Église du Silence.

«Nous devons être, quoi qu'il nous en coûte, des messagers de Jésus... Quel que soit le prix à payer, le temps est venu de comprendre que les messagers de la vérité divine sont des pèlerins et des voyageurs, qui peuvent abandonner tout ce qu'on leur enlève sans regarder en arrière... Un messager peut arriver tout sanglant et meurtri à destination -pourvu que le message soit transmis! La question vitale qui se pose à nous est de savoir si nous transmettons vraiment la vérité de Dieu, comme messagers de Jésus.

A plusieurs reprises déjà, il est arrivé qu'une partie de la chrétienté ait eu pour tâche de louer Dieu, d'implorer son pardon et de porter au loin sa Parole, alors même qu'elle se trouvait à l'agonie. «De ces pierres, Dieu peut susciter des enfants à Abraham», disait Jean-Baptiste. «Il veut aussi se servir du témoignage d'une chrétienté mourante pour accroître son peuple.» Ainsi s'exprime un Pasteur allemand, parlant de la vocation des chrétiens de l'Est.

Un prêtre, qui connut les camps de concentration, nous disait un jour: «Normalement, tout le monde pense, et nous l'avions pensé aussi, que la première tâche de l'Église, c'est de prêcher, de baptiser, d'avoir beaucoup de succès: fonder des institutions, bâtir des écoles, etc. et c'est, de fait, une tâche de chrétiens dans le monde entier. Mais ce n'est pas le plus important. Le Christ n'a pas sauvé le monde par ses sermons, mais vraiment, il l'a sauvé par ses souffrances. Et c'est souvent difficile à comprendre. Pour nous aussi, ce le fut: comme un choc. Quand nous avons été arrêtés, quand nous avons vu tous nos succès anéantis, nous nous sommes sentis vraiment comme poissons hors de l'eau. Nous ne pouvions plus rien «faire», mais nous apprenions que la première tâche du Christ c'était de sauver le monde par ses souffrances, par sa croix. Les apôtres eux-mêmes avaient été tout choqués quand ils entendirent pour la première fois qu'Il leur disait qu'il serait pendu à la croix. Ils ne voulaient pas Le croire. Et même plus tard, lorsque tout était consommé, comme ces deux disciples que le Seigneur accompagnait sur le chemin d'Emmaüs, ils étaient tout bouleversés, tout troublés, et ils disaient: il y a déjà trois jours que c'est arrivé, et nous avions espéré qu'Il était le S:mveur d'Israël; ils n'avaient pas compris que, en fait, le salut est venu: le Sauveur, par sa croix. Et le Christ devait leur ouvrir les yeux. Ils ne savaient pas que c'était cela le plus nécessaire: que le Christ souffrit.

»Cela reste la première tâche de l'Église, la première vocation. C'est le Christ qui poursuit cette tâche dans son Corps Mystique. Et souvent, c'est très difficile à comprendre. Quand on est en liberté, se marquent plus les tâches extérieures, qui sont aussi nécessaires... Mais ce fut pour nous une véritable découverte, une découverte intime personnelle, que semblable vocation...»

Il était un jeune théologien en camp de concentration. Pendant des années, il avait cultivé ce rêve: être un jour missionnaire. Il souhaitait partir en Inde et orientait toute sa formation vers ce futur apostolat. Et puis... il se retrouvait dans ce camp. Même le sacerdoce lui paraissait maintenant un espoir insensé. Parfois quand, secrètement dans ce camp, il assistait à la Sainte Messe, il priait, disant au Seigneur: «quand pourrai-je, moi, célébrer la Sainte Messe?» Mais les mois et les années passaient. Mais, au plus intime de son âme, le Seigneur peu à peu révélait son appel, et un jour, ce jeune théologien écrivait: «aujourd'hui, j'ai reconnu que notre tâche ici c'est de magnifier le Seigneur par notre martyre. Et ainsi devenir missionnaire. Ainsi, mourir martyr!» Et depuis ce jour, il ne priait plus pour devenir prêtre ou missionnaire, mais seulement pour avoir la force d'accomplir la volonté du Seigneur.

Les prêtres ne sont pas les seuls à déceler cette invitation. Parmi les laïcs se forment des témoins véritables de la foi, prêts à accepter la croix. C'est un jeune foyer chrétien qui écrivait ce qui suit:

«C'est le plus souvent un perpétuel danger d'être accusé en tant que chrétien, de perdre sa place; ce sont les possibilités et les privilèges donnés à ceux qui sont prêts à faire des compromis, à abandonner leurs convictions; et aussi la mentalité, les formes de vie imposées par l'État marxiste... comment faire face à tout cela? Inutile de mettre l'accent sur l'importance qu'a pour nous, dans cette situation, la vie sacramentelle. Il faut courir le risque d'aller à l'église, de participer à la messe, de recevoir les sacrements... A notre avis, dans ces cas là, on ne peut faire de compromis, parce que cela signifierait sortir de la vraie vie... (...) Nous sommes persuadés que nous vivons l'époque d'un message spécial du Seigneur et que cette vie de l'Église du Silence est une vocation qui nous est propre. Les conditions extérieures nous poussent à une vie sacramentelle intense, une vie intérieure approfondie, une vie de prière et d’abandon, au témoignage du silence. Peut-être en ce moment, le Seigneur n'attend-il pas de nous les paroles mais plutôt les œuvres qui seront la preuve de notre amour. Au milieu de ce monde matérialiste, nous menaçant du dedans et du dehors, nous, chrétiens, devons aller à l'essentiel et accepter la croix et le martyre comme moyens de salut.»

Un de nos amis a écrit de sa prison: «Aujourd’hui, jour de Noël, je ne pourrai orner l'arbre de Noël, parce que je suis ici, en prison. Ils m'ont privé de cette joie sans raison, mais cela ne fait rien. Dans mon cœur aujourd'hui sonnent les cloches les plus joyeuses. Je pardonne à mes persécuteurs, oui, je peux dire que je les aime comme Celui qui est mort pour eux. Mon âme est pleine d'une paix lumineuse et je jubile dans la joie.» Notre ami est mort en prison.

Et nous évoquons, une fois encore, cette visite providentielle sans doute, que nous fit ce prêtre de l'Église du Silence, à l'aube de la vie de l'Entraide d’Eglises. Peut-être nos «Amis» les plus anciens, se souviennent-ils avec nous de ce témoignage, mais qu’importe. Il s'agit seulement, au seuil de cette découverte la plus profonde de la vocation de l'Église du Silence d'y retourner encore, d'y communier.

Il disait: «Où est l'essentiel et où l'accessoire? Où est ce qu'il faut sauver, et que pouvons-nous abandonner? Que devons-nous abandonner même de ce qui, jusqu’ici, nous avait paru nécessaire et essentiel? Nous sommes dans l'angoisse et dans l'obscurité la plus complète.

Prier, prier, voilà ce qu'il faut, seulement prier, cela seul peut apporter quelque chose. Pour mériter l'Esprit, la lumière, cette grâce de la lumière. Cela seul importe... Magnétophones, livres, argent... vous ne sauriez sauver l'Église. Que lui apporter?

Votre inquiétude à son sujet... je ne peux vous consoler. Comme une Maman consolerait son petit pour lui faire oublier sa peine. Parce que votre inquiétude doit demeurer, parce qu'elle est grave. Parce qu'elle est croix et grâce à la fois, parce que, par elle, vous implorez la grâce... Que vous-même, dans un travail comme le vôtre, vous soyez à la recherche de ce qui pourrait aider vraiment l'Église du Silence, que vous-même cherchiez, que vous ne soyez pas sûr, que vous soyez, comme nous, à la recherche de la lumière. Je ne puis vous enlever cela, car cela même est grâce et partage de notre propre inquiétude.

Ce m'est une consolation que vous partagiez cette peine. Cette inquiétude qui nous est commune de servir l'Église selon les vues que le Seigneur a sur elle et que vous-même et nous cherchions ensemble, dans l'obscurité, sans jamais savoir au juste. Ce m'est une consolation. Celle dont j'avais besoin aujourd'hui. Le Seigneur veillera lui-même à demain.

«Vous connaissez la dernière Piéta de Michel-Ange? Pas celle qui est bien achevée! Celle qui est ébauchée, où la Vierge est debout –debout, vous entendez,- le visage tout près de celui du Christ... C'est l'image même de l'Église du Silence. Seul le Christ est achevé, dans la pierre polie. Lui seul se détache: le corps souffrant du Christ. Tout le reste s'estompe. Parce que cela seul compte: ce Corps mutilé du Christ. C'est cela, l'Église du Silence!»

Mystère de ce Corps Mystique, convié aujourd'hui à perpétuer la Passion salvatrice du Seigneur:

«Tu n'as voulu ni sacrifice, ni offrande, mais tu m'as formé un corps. Tu n'as agréé ni holocauste, ni victimes pour le péché. Alors j'ai dit: Me voici -car c'est de moi qu'il est parlé dans le rouleau du livre-, je viens, o Dieu, pour faire ta volonté.»

L'Église du Silence se révèle, dans ce mystère profond, comme l'humanité de surcroît prêtée au Seigneur Lui-même, pour accomplir sa Rédemption.

«A ceci nous avons connu l'Amour: c'est que Celui-là a livré sa vie pour nous. Nous devons donc, à notre tour, livrer notre vie pour nos frères» (1. Je. 16).


Nos papes et l'église du silence

Un geste de SS. JEAN XXIII, en février de cette année, exprime bien sa paternelle sollicitude pour l'Église du Silence. Lui-même s'en exprimait au cours d'une audience générale, le 30 janvier 1963.

«La Chandeleur a d'exquises traditions». Le Pape reçoit, à cette occasion, l'offrande de nombreux cierges de la part des chapitres des basiliques, et d'autres églises de Rome, de séminaires et d'ordres religieux. Dès le début de son pontificat, il a établi que désormais ces cierges seraient destinés à des églises et à des sanctuaires qui ont particulièrement mérité la sollicitude du Pasteur suprême.

Cette année, ils seront envoyés aux sièges épiscopaux et aux sanctuaires des communautés catholiques qui, depuis de nombreuses années, souffrent à cause de leur profession de foi et, par ailleurs, éprouvent des difficultés pour les communications normales avec le centre de l'Église. En recevant le don du Pape, ces fidèles bien-aimés auront la confirmation que, grâce à la pureté et à l'unité de l'esprit chrétien, héritage de la famille catholique toute entière, ils ont un motif de réconfort et de sérénité en voyant, sous toutes les formes possibles, ce qu'est la diffusion de la vérité, de la paix, de la justice de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans lequel, par son sacrifice sur la croix, nous sommes tous frères.

Plus récemment encore, le SS. Père s'adressait dans une Lettre apostolique aux Évêques des nations slaves. On fêtait le XIe centenaire de l'arrivée en Grande Moravie des Saints Cyrille et Méthode, apôtres de ces régions. Et le Pape s'exprimait ainsi:

«Malheureusement, dans nombre de ces pays, ces bienfaits naturels si sublimes, les gloires transmises par les ancêtres, la noblesse du nom chrétien sont lamentablement méprisés. Plût au ciel que l'on regrette enfin d'écraser ce qu'il faudrait profondément estimer et aimer, et que, les idées des gouvernements s'étant améliorées -comme Nous voulons l'espérer- la tempête se change en brise légère! Afin qu'à vos peuples soit conservé intégralement le trésor inestimable de la religion chrétienne transmis par vos ancêtres, Nous désirons qu'en cette année vous offriez à Dieu, avec une plus grande ferveur, vos prières, vos demandes, vos sacrifices, vos larmes et le fruit de vos bonnes œuvres, conservant le mystère de la foi dans une conscience pure (cf.1Tim. 3,9). Touché par tant de supplications, le Maître et le Souverain Seigneur de toutes choses et de tous les temps, mettra fin, comme Nous l'espérons, à votre affliction et à votre tristesse, et procurera à ceux qui se sont confiés à son secours et à sa protection une consolation d'autant plus douce que moins attendue.»

Quelques jours avant sa dernière maladie, la sollicitude du Saint Père se tourne encore vers les frères de l'Est. Il s'adresse le 26 mai aux ouvriers de Pologne, rassemblés dans le diocèse de Katowice en un pèlerinage marial:

«Notre cœur est plein d'affection pour vous. Contemplant avec les yeux de l'âme votre grande multitude constituée d'hommes forts et honnêtes, riches de foi, qui conservent intact, comme un précieux trésor, leur héritage de vie spirituelle, Nous éprouvons une bien douce émotion et Nous voudrions vous embrasser tous avec un immense amour.

»Nous n'épargnerons aucune peine, aussi longtemps que nous aurons un souffle de vie, pour que l'on se préoccupe de votre bien. Ayez confiance dans l'amour de l'Église.»

Ainsi, la pensée de l'Église du Silence a accompagné Jean XXIII «jusqu'à son dernier souffle de vie»...

Et voici qu'avec le nouveau pontificat, nos frères de l'Église du Silence, entendent aussi la voix paternelle de Paul VI qui s'adresse à eux:

«Nous voulons en particulier que nous sentent proche d'eux les frères et les fils des régions où l'Église est empêchée d'user de ses droits. Ils ont été appelés à participer de plus près à la croix du Christ à laquelle, nous en sommes sûr, fera suite l'aube radieuse de la Résurrection. Ils pourront finalement retrouver le plein exercice de leur ministère pastoral qui, par son institution même, est consacré au bénéfice, non pas seulement des âmes, mais aussi des nations dans lesquelles il s'exerce.»

Avec nos Pasteurs, nous sommes l'Église.

Portons-nous, comme eux, dans la prière et le sacrifice, le souci de l'Église du Silence?

nos frères de l'église du nous parlent

L'Église est Mère et nous sommes frères ...

«... J'aimerais vous écrire -à la différence de ma carte d'il y a quelques jours- plus longuement. Vous avez beaucoup de bonne volonté, plus qu'on n'a rencontrée que rarement. Voici ces livres, par vous promis et maintenant déjà arrivés: le Manuel du Catéchisme Biblique, le Concile au jour le jour, le cours sur le Concile.

»Si l'on a une petite mère, qui se soucie de son enfant, c'est vous, pour moi. Si l'on a une sœur qui donne beaucoup d'amour pour son frère, c'est vous aussi, pour moi. Vous devez savoir que je ne mérite pas tant de bonté suivie. Mais je veux penser à vous avec l'affection fraternelle qui est la vôtre.

»Pour ces livres... , c'est pour moi une illumination dès les premières lignes: nous devons répondre à la confiance en Dieu par une participation personnelle, c'est-à-dire par réflexion sur la mission sacrée de l'Église dans le monde.

» ... En vous remerciant encore de ces livres précieux et de votre si bonne lettre, je tends une main amicale et solide d'ici, vers vous, mes amis de l'étranger. En union de prières, dans le Cœur de Jésus et Marie ...»

Il n'est pas possible que vous nous excluiez de vos soucis ...

«Merci beaucoup de votre bonne lettre que j'ai reçue. Ne vous excusez pas d'un retard. Je sais que vous consacrez de grand cœur vos activités au service des intérêts du Seigneur dans ce monde, et dès lors, il n'est pas possible que vous nous excluiez de vos soucis, nous qui -c'est bien vrai- souffrons pour Dieu. Et votre lettre nous le prouve suffisamment.

»Pendant la sainte veillée de Pâques, nous étions spécialement unis à vous, comme nous en avons pris l'habitude ces dernières années. J'ai communiqué à mes paroissiens ce que vous nous apportiez, qui est beau. Cela touche mes fidèles. Je les ai invités à offrir la sainte communion pour nos bienfaiteurs spirituels, et moi j'ai offert la Sainte Messe à cette intention. C'est un lien précieux qui nous élève et nous fortifie ...»

D'un frère «séparé», mais «étroitement uni»

«Puissiez rendre présente la présence de Dieu parmi nous; puissiez-vous la manifester, afin que beaucoup soient consolés et exhortés.

»Je pense très souvent à vous. Pas seulement quand je reçois de vous un signe de vie, sous forme d'un livre théologique (merci, merci beaucoup surtout pour les œuvres théologiques de Rahner; elles m'aident beaucoup pour mon propre travail théologique, et mes étudiants en profitent aussi). Mais tout le rapprochement de nos Églises, que nous avons vu si bien préfiguré dans la si vénérable personne du Pape Jean XXIII, est pour moi symbolisé aussi dans votre personne. Et pour moi, c'est une joie spirituelle de savoir si clairement que nous sommes si étroitement unis, par-dessus toutes les frontières des communautés visibles, dans l'amour du Christ, qui nous porte. Cela signifie beaucoup pour moi, que de sentir cela. Je vous en remercie du plus profond de mon cœur.

»Je vous remercie de vos prières. Nous prions aussi pour vous. Et je vous accompagne de mes vœux de bénédiction.

»Je vous ai envoyé un livre. J'espère qu'il vous réjouira aussi, comme signe de notre «communia viatorum», de la communauté des pèlerins dans le temps et l'espace.

»... Aujourd'hui: Caritas urget nos!

Pax Domini sit semper vobiscum. (La Charité nous presse! Que la paix du Seigneur soit avec vous).»

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