Bulletin mars-avril 1963

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Vocation de l'église du silence

En essayant d'approcher le cœur du mystère qu'est la persécution de l'Église, nous avons découvert peu à peu, de si grandes choses qu'elles suffisent peut-être à l'expliquer. A travers les appels, ou la simple fidélité dans le silence, nous recevons de nos frères de lire en filigrane l'invitation du Seigneur à son Église: «Que celui qui veut me suivre prenne sa croix.»

Qui veut me suivre... c'est-à-dire aussi me ressembler, laisser transparaître mon vrai visage pour le rendre présent au monde d'aujourd'hui. Me ressembler, c'est aussi donc se sanctifier, c'est aussi devenir rédempteur avec moi et à ma suite. C'est aussi mourir à soi-même pour proclamer la résurrection.

A travers de multiples témoignages, nous avons discerné, grâce à nos frères, cette vocation qui nous sollicite tous, et eux et nous. Nous avons appris à souhaiter être véritables témoins du Christ dans le monde qui nous entoure. Nous avons appris que le disciple n'est pas autre que le Maître qui, d'arrachement en arrachement, quitte et se détache et de ses biens, et de sa terre natale, et de sa Mère, de tout repos et de toute recherche de soi-même. Qui affronte bientôt l'incompréhension (depuis l'étonnement douloureux de ses parents: «Mon fils, que faisiez-vous? Nous vous cherchions pleins d'angoisse», jusqu'à l'incompréhension des cœurs fermés qui refusent le message: «Cette parole est dure!»...) Non seulement l'incompréhension et donc la solitude, mais aussi les périls, le danger mortel, la croix pour finir. Dépouillement qui sollicite nos frères et nous avec eux.

Nous avons reçu encore d'entendre l'appel à une Charité évangélique. Et certains exemples de chrétiens d'au-delà les rideaux de fer nous ramènent à l'Église des premiers siècles. Celle vers laquelle allaient les regards des incroyants: «Voyez comme ils s'aiment!»

Approchons aujourd'hui d'une autre ligne de cette vocation: nos frères (et nous avec eux) sont invités à redécouvrir une Foi renouvelée.

Certainement, la foi que nous possédons n'est pas assez profonde que pour affronter l'heure du péril et l'heure, plus douloureuse encore peut-être, l'heure des ténèbres.

Une fois encore, pour peu que nous ayons été à l'écoute, nous avons entendu l'Église appeler tant que cela lui fut possible. Et nous avons entendu alors des appels, des actes de foi qui bouleversent tout mode humain de pensée, la vraie foi surnaturelle. Soit qu'elle affirme seulement, au sein même des ténèbres, soit qu'elle impose une attitude logique avec elle.

«L'heure est venue de se lamenter avec le Prophète: «Oh, comme elle est restée déserte la cité de Dieu...»... Tous nos persécuteurs l'ont prise à la gorge. C'est l'heure de nous dire dans l'Espérance et avec la Sainte Vierge: «le Tout-Puissant a fait pour nous de grandes choses, Saint est Son Nom.»

Ne rougissons pas de l'Évangile et de l'Église de Jésus en ce vendredi saint. Ni flottement, ni hésitation dans le désespoir.

Jésus triomphera, par son cœur immaculé, même s'il ne restait qu'une poignée de prêtres et de croyants fidèles à la vérité et à la vie».

Et le même Évêque, Mgr Suciu de Roumanie, écrivait encore à ses fidèles: «Combattez le juste combat dans la foi, jusque dans les prisons et dans les chaînes, comme l'ont fait les millions de martyrs. Luttez avec le Cœur Immaculé de Marie, dans l'espoir inébranlable que l'Église triomphera, même si Jésus-Christ devait la faire sortir du tombeau.»

« Celui qui croit en Moi, fût-il mort, vivra» (Jo. 11, 25). Déjà, le Christ avait ainsi enseigné ses fidèles disciples. Et n'est-ce pas cette foi, cette certitude, qui brûle dans l'ardeur des apôtres parcourant le monde et dans chacune des Épîtres d'un Saint Paul?

20 siècles plus tard, c'est bien la même Église: «Si nous renions notre Foi, nous disparaîtrons et il n'y aura pas de résurrection. Mais si nous sommes fidèles, nous disparaîtrons également, mais il y aura une résurrection.» C'est Mgr Kiung, l'Évêque de Shanghai, toujours en prison à ce jour, qui vit aujourd'hui de cette foi qu'il proclamait hier.

Croire, c'est «voir» avec d'autres yeux que les yeux de la chair, et cette vision doit imprégner toute une attitude. C'est bien ce que rappelaient les Évêques polonais, lorsqu'ils écrivaient: «Nous, chrétiens, nous devons puiser la force là où les fils de ce monde ne la voient pas ou la dédaignent.» Et puisque la source de force, la source de courage, la source de joie, tout son trésor est ailleurs, ainsi cette foi, et la contemplation de cette vision, sont nourriture et aliment pour le croyant: «Si le monde savait quelle force nous tirons de l'oppression qui suscite en nous la prière patiente et l'union à Dieu, il aurait réfléchi avant de nous opprimer.» (L'Épiscopat polonais)

Mais cette conviction mène à un vif désir d'en témoigner, quelles que soient les difficultés, quels que soient peut-être les dangers.

«Très grave serait la position de notre foi ou du règne de Dieu, si nous voulions les garder dans notre cœur, comme cette « perle précieuse» dont parle Notre-Seigneur. (Math. XIII, 45, 46). Chaque Chrétien doit professer sa foi, la proclamer. Grâce soit rendue à Dieu que la grande idée de l'apostolat laïc s'étende et conquière des cercles toujours plus vastes. Les catholiques laïcs sentent toujours d'une manière plus forte leur responsabilité pour le sort de l'Église de Dieu, et toujours plus fréquemment, ils se trouvent aux côtés des prêtres. Nous invitons à une collaboration honnête tous les hommes de bonne volonté. Qu'ils proclament le Christ et sa Bonne Nouvelle, par des paroles courageuses et par la probité et l'honnêteté de leur vie... «Celui qui se déclare pour moi, devant les hommes, je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux.» (Math. X, 32).

L'heure a sonné pour nous tous de professer la sainte Foi. Ceux qui confessent leur foi ne sont pas seulement les Évêques et les prêtres, mais aussi les parents à l'égard de leurs enfants, les instituteurs, les médecins, les travailleurs de tous les métiers, parce que les devoirs honnêtement remplis ne peuvent les priver du droit de reconnaître le Père éternel devant les hommes. Si nous ne confessions pas Dieu dans les moments les plus difficiles pour notre foi, nous serions des renégats.» (L'Épiscopat polonais 1961).

Il est dur, parfois, au-delà du Rideau de Fer, de témoigner de sa foi. Parce que de lourds préjudices sont liés, immanquablement, à cette proclamation de la parole ou de la vie quotidienne.

Mais il est dur parfois aussi, tout simplement de croire encore. Parce que les ténèbres ont envahi l'âme. Parce que tout n'est plus qu'obscurité et peine, et nulle flamme ne brûle plus, à laquelle puiser lumière. C'est parfois l'heure cruciale du vendredi saint, dans toute son horreur... «C'était la sixième heure, quand, le soleil s'éclipsant, l'obscurité se fit sur toute la terre, jusqu'à la onzième heure» (Luc. XXIII, 44). Alors, et nous venons à peine de le réentendre, alors jaillit de l'âme du Christ, dressé dans cette obscurité, rejeté des hommes et comme abandonné du Père, le grand cri d'angoisse: «Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné?»

Frères, ce cri, le Seigneur l'a poussé avant vous, faudrait-il s'étonner que nous le trouvions sur vos lèvres parfois? Et quand il vous tourmente, n'est-ce pas à ce cri même que vous accrochez votre foi, désormais tout à fait aveugle?

Un jour, dans notre bureau, un prêtre de l'Est s'était attardé. Marqué par la souffrance de son Église, il avait longuement parlé, partageant cette peine. Et nous vous avions appelés à l'aide, Amis de l'Entraide, et nous lui avions donné, comme aliment d'Espérance et de Foi, les multiples témoignages de votre prière, de vos sacrifices, de votre communion à leurs inquiétudes et difficultés. Il était sur le seuil, il allait retourner vers ses frères, là-bas. Une fois encore, il se retourna, et ses yeux parcouraient ce pauvre bureau, et s'accrochaient un moment aux deux grandes affiches qui ornent le mur, celle qui affirme que «les murs de la séparation ne montent pas jusqu'au ciel» et l'autre qui livre la Piéta de Michel-Ange et qui redit que «rien ne sauve que la prière et la Croix». Il était là, sur ce seuil, et sa voix s'étranglait. Il nous dit: «Voilà la réponse que je rapporterai à mes frères, cette réponse-là que vous avez partagée avec moi. Car, tellement souvent, nous nous demandons: mais enfin, sommes-nous donc tout seuls, coincés entre ce marxisme qui nous étouffe et ce Dieu que nous appelons désespérément dans le silence?»

C'est à ce Dieu, apparemment silencieux, apparemment «chassé, apparemment mort», comme le disait cet autre prêtre, qu'il faut croire peut-être. Et parfois, c'est pire encore, croire à un Dieu oublieux, un Dieu qui vous a abandonnés, un Dieu qui vous a livrés...

Jusque dans les détails, il faut que la passion de l'Église d'aujourd'hui re-décalque celle du Christ. Et parfois, à l'assaut de la foi de nos frères, monte la même angoisse que celle du Golgotha.

Nous sommes bien loin d'une foi facile, alimentée de quelques pieuses ou moins pieuses dévotions. Loin d'une foi aisée. La foi est devenue construction de chaque instant, parfois peut-être a-t-on l'impression seulement de colmater des brèches. La foi est devenue «aveugle». C'est tout autre chose qu'une foi in éclairée. C'est la foi pure. Une option nouvelle, mais dans les ténèbres, un choix délibéré, une élection nouvelle du Seigneur. Croire, vouloir croire dans la bonté du Père et le salut du Fils et l'aide de l'Esprit Saint.

Même si le Père semble nous délaisser, le salut moins assuré que jamais et la solitude plus grande, réélire le Dieu que l'on avait choisi. Ou plutôt, accepter dans les ténèbres, que le Dieu vous marque à nouveau de son empreinte, croire à son signe sur son fils. Foi pure, à laquelle sont parfois conviés nos frères. Foi qui, à travers eux, nous sollicite parfois aussi.

Nous disions un jour à un Évêque de l'un de ces pays: «Jamais, nous semble-t-il, le Seigneur n'a demandé tant de foi à son Église.» Et cet Évêque nous coupait la parole: «Une foi aveugle, aveugle, aveugle! Je dois croire que le Seigneur est avec moi quand, avec Lui, je parviens à sauver quelque chose! Et puis, je dois croire qu'Il est avec moi, quand ce que nous avions sauvé ensemble, je dois le voir anéanti en un moment,... une foi aveugle!»

Avec nos frères, et une fois encore, grâce à eux, nous accédons à l'essentiel.

«Nous avons la conviction qu'en cette heure, Dieu nous demande d'avoir une foi telle, que nous remettions notre esprit entre les mains du Père, avec une confiance inconditionnelle...» (L'Épiscopat d'Allemagne Orientale, le 29 octobre 1961).

«Ceux qui se tiennent devant Dieu, parce qu'ils n'attendent plus rien d'eux-mêmes, mais tout de Lui, ceux-là savent énoncer la parole libératrice la parole de vérité. Si bien que, finalement, dans toute cette affaire, il n'est pas tellement question de «courage» que de l'Esprit d'adoption par lequel nous crions « Abba», c'est-à-dire «Père». (J. Hammel, Pasteur de l'Église Confessante, AIL Or.)

«Et telle est la victoire qui a triomphé du Monde: Notre Foi.» (Jo. V, 4).

une église du silence ?
après la libération de mgr. Slipij

Tant d'éléments apparemment nouveaux dans la politique religieuse des Démocraties Populaires apparaissent subitement, et ces faits font objet de tant de considérations plus ou moins orientées ou tendancieuses qu'il convient peut-être de poser la question: l'Église du Silence? Est-il encore une Église du Silence?

Il est de fait, des «gestes» de Moscou, notamment, vers le Vatican: vœux personnels au Saint Père, vote pour le prix Balzan à Jean XXIII, élogieux échos sur sa personne ou ses initiatives dans la presse, intérêt manifeste pour le Concile et les récentes encycliques, et puis... des gestes plus spectaculaires: notamment la libération de Mgr Slipij, Métropolite de Lwiw, en Ukraine, libéré après 17 ans de réclusion et déportation en Sibérie, rendu à Rome «pour lui permettre de participer au Concile»...

Vraiment -et plusieurs le disent-, les « communistes» auraient-ils révisé leur manière de voir, va-t-on vers une normalisation de la situation?

Vers quoi l'on va ? C'est le secret de Dieu, et il est extrêmement délicat et difficile pour ses fidèles de lire dans les événements récents. Peut-être, d'ailleurs, peut-on s'attendre encore à d'autres éléments nouveaux: il ne serait guère étonnant que l'on reparlât souvent de la libération de Mgr Beran, Archevêque de Prague, que des démarches soient entreprises qui aboutissent à une solution de conciliation vis-à-vis de Mgr Mindszenty, le Primat de Hongrie, le prisonnier sans barreaux, de la Légation américaine à Budapest.

Nous refusons d'entrer ici dans des aperçus politiques de ces questions. Nous voudrions seulement relever quelques faits qui devraient projeter également leur éclairage...

La libération de Mgr Slipij... remet-elle en question la liquidation légale de l'Église Catholique (l'Église grecque-Catholique, de rite oriental), en Ukraine, comme le décret semblable qui, le 1er décembre 48, rayait officiellement l'Église de rite oriental en Roumanie? («les organisations centrales et statutaires de ce culte, (métropole, évêchés, chapitres, Ordres, Congrégations, doyennés, monastères fondations, associations), ainsi que toutes les autres institutions et organisations, quels qu'en soient la nature ou le nom, cessent d'exister»).

La libération de Mgr Mindszenty rendrait-elle faculté à l'Église de Hongrie de reprendre elle-même, en ses mains habilitées et mandatées pour le faire, l'effective direction de cette Église? Les nombreux «responsables», nommés à des postes extrêmement importants dans l'Église, par les soins non des Évêques libres, mais par chantage du Gouvernement, ces responsables céderaient-ils la place aussi aux prêtres et Vicaires Généraux et Administrateurs Apostoliques nommés par la hiérarchie ou le Primat? Les Évêques, désignés par le Vatican et qui n'ont pu entrer en fonction, recevraient-ils également cette autorisation ? Le trop fameux décret ministériel n°22, publié en 1957, serait-il rapporté, qui disait notamment: «Pour occuper les sièges ecclésiastiques vacants, les organismes ecclésiastiques compétents doivent s'en référer au Présidium de la République Populaire de Hongrie. -L'occupation des sièges vacants n'est considérée comme valable et ne peut être rendue publique qu'au seul cas où l'organisme ecclésiastique compétent a obtenu l'autorisation de l'État. - Si un siège devient vacant et qu'aucun organisme ecclésiastique ne s'en occupe (pour les hauts dignitaires, dans les 90 jours, pour les autres, 60 jours), l'Office d'État pour les affaires ecclésiastiques prend les mesures nécessaires afin d'assurer la continuation des soins spirituels, l'administration ecclésiastique, la réserve de prêtres.» Un tel décret, mortel pour l'indépendance et la liberté intérieure de l'Église, serait-il donc rapporté?

Si Mgr Beran venait à être libéré, ses séminaires retrouveraient-ils une certaine autonomie personnelle? Ou bien, devrait-on se résigner encore à y voir s'inscrire les seuls candidats acceptés par le Gouvernement ou ses délégués? Seraient-ils aussi rendus à leur ministère, tous ces religieux, aujourd'hui encore nombreux dans les camps de concentration du pays?

A travers l'Ukraine et la Russie, serait-il mis fin à cet étranglement progressif, très net à suivre, et plus net que jamais depuis ces trois dernières années, de toute activité religieuse? Vont-elles pouvoir rouvrir leurs portes, ces centaines églises orthodoxes d'Ukraine, fermées depuis ces quelques dernières années? Et les Évêques orthodoxes condamnés récemment ou, au moins, écartés de la juridiction de leur diocèse, retrouveront-ils leur troupeau et seront-ils à nouveau de libres pasteurs?

Partout, dans ces pays où l'Église est si réduite aujourd'hui, qu'il devient infiniment moins nécessaire de la poursuivre dans la violence, pourrions-nous espérer voir suspendre cette propagande antireligieuse et athée qui s'attache à l'âme des tout-petits (on estime, en Bulgarie, qu'en 1965, tous les nourrissons depuis l'âge de 3 semaines, pourraient être confiés à des crèches à accueil hebdomadaire), qui se poursuit à travers les histoires du jardin d'enfant, les études de sciences naturelles, d'histoire, de biologie... de l'enseignement secondaire, à travers tout l'enseignement supérieur et universitaire?

«Nous croyons comme auparavant que la religion est «l'opium du peuple» et que, plus grand sera le nombre de ceux qui sont désintoxiqués de cet opium, mieux cela vaudra pour le progrès. Seulement, nous estimons qu'il faut agir avec de la persuasion, en recourant à la raison», disait N. Khrouchtchev le 22 septembre 1955.

Là sont les vrais problèmes pour l'Église. Là, les vrais problèmes pour les Évêques, les prêtres, les laïcs de l'Église étranglée, asphyxiée et qui implore la véritable liberté... et non ces quelques gestes qui, tout en endormant notre propre vigilance, ne changent rien fondamentalement à sa situation douloureuse.

Amis de l'Entraide, soyons attentifs à ces véritables graves problèmes de la vie de l'Église pour lire dans les événements. «Le seul frein à notre total étranglement, disaient ces chrétiens d'un pays de l'Est, c'est l'attention que vous y portez et l'intérêt que vous manifestez à notre égard». «Le pire mal que vous pouvez nous faire, c'est de vous taire», nous disait récemment ce prêtre. Ne laissons pas s'endormir notre active communion avec nos frères. Jamais, sans doute, l'Église ne fut si gravement atteinte dans ces pays, qu'à l'heure où, pour la maintenir dans la sujétion, il n'est même plus besoin toujours de la violenter ouvertement.

Retenons encore deux choses: il se fait pourtant que cette ligne présente va laisser sans doute certaines facultés nouvelles d'aide. Il nous faudra en profiter tant que durera ce moment. Nous pensons notamment à l'alimentation en documentation religieuse. Notre «Fonds de documentation religieuse» devrait être inépuisable. Aidez-nous, voulez-vous? Et d'autres formes d'aide aussi seront sans doute facilitées...

Enfin, prions...

Pour le Saint Père qui, certainement, cherche la voie que lui dicte l'Esprit dans ces situations extrêmement délicates. Pour ces Pasteurs libérés ou qui le seraient un jour... Pasteurs de leur troupeau vers lequel vont leur sollicitude et leur amour, ce troupeau qui a été « dispersé», alors qu'était frappé le Pasteur! Pour tous nos frères de ces pays, afin qu'ils gardent cette foi, qui est leur victoire! Pour ceux qui ont accroché leur foi à d'autres dieux, qu'ils appellent le marxisme ou la science, et qui, aujourd'hui, répandent un autre CREDO que le nôtre:

«Je crois en l'Homme, le créateur tout-puissant de toute œuvre,

Et à la technique qui domine tout, Qui a été conçue par l'esprit humain, née de la science, a souffert sous l'esprit rétrograde, est ressuscitée en notre temps, a été élevée à la plus haute valeur, de sorte qu'un jour, elle régentera les peuples vivants et morts. Je crois à l'intelligence qui habite l'homme, à la classe souveraine.

A la communauté des hommes de bonne volonté,

A une vie meilleure, à un heureux avenir,

Et à l’éternité de la matière

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